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KRM, les Djinns et les Khaïma

KRM, les Djinns et les Khaïmas

Ce sont les Djinns, ce sont les khaïmas. Ils sont la culture adoptée par Chérif et Geza, quand il y a 13 ans ils ont épousé le désert du Sahara marocain.
Chérif et Geza, chercheurs de traces. D’abord les traces sur les murs dont ils feront leur concept artistique en recréant des murs imaginaires.
Puis, au moment de la pose forcée par la pandémie chez eux à Tarfaya, ils transforment leur concept en un art de vivre, loin de tout et privés de tout excès, de tout superflu.
Ils restreignent leur mode de vie à l’exploration de la nature sauvage et minérale du désert et à celle de la puissance de l’océan. Ils y trouvent alors leur essentiel de vie. Esthètes, toujours animés d’une vibration qui envahit leur espace créatif, ils se réinventent dans la découverte d’un art – celui des traces – abandonnés par l’homme.

A partir de lambeaux de tissus et de matière plastique, nous découvrons une œuvre archaïque tribale où seul l’indispensable est mis en évidence.
Geza transcende les khaïmas, ces bouts de tentes des nomades en faisant naître une œuvre où la dynamique abstraite investit tout l’espace. Où la recherche de l’intensité exclut toute obéissance à de quelconques critères artistiques.
Chérif façonne et sculpte à partir d’un plastique récupéré et fondu, qui n’est nullement dissimulé au contraire, des formes puissantes et envoûtantes.
Les Djinns et les khaïmas se connectent et se complètent.
Dressées comme des apparitions dans l’œuvre textile cousue par Geza, les Djinns de Chérif révèlent la puissance sauvage et viscérale des forces mystérieuses de la vie. Les Djinns épousent les errances, les apaisements, les colères de ce monde. Ce sont des visages sans contours précis, ce sont des âmes.

C’est ainsi : Chérif et Geza n’y peuvent rien. Ils métamorphosent tout ce qu’ils touchent.

KRM, the djinns and the khaïmas

These are the Djïns, these are the khaïmas. They are the culture adopted by Cherif and Geza, when 13 years ago, they married the Moroccan Sahara desert. Cherif and Geza are artists seeking traces. First, the traces on the walls that they will make their artistic concept by recreating imaginary walls.
Then, at the time of the the pandemic lockdown at their home in Tarfaya. They turn their art concept to being an art of living : far from everything and deprived of any excess or anything superfluous.
They‘ve restricted their way of life to exploring the wilderness and mineral nature of the desert and they‘ve endorsed the power of the ocean. That was their essential of life. Being aesthetes, always driven by a vibration that invades their creative space, they‘ve discovered a new art of traces that is abandoned by man in the desert.

By mixing sewed shreds of fabrics with burnt rubber their art reveals an archaic tribal work where only the fundamental is highlighted.
Geza transcends the khaïmas, these tissue shreds of the formal Berber tents, by giving birth to a work where abstract energizes the overall space. Her strong desire and search for absolute intensity excludes all obedience to any artistic criteria.
Cherif on his way, gives shape and burns and sculpts powerful and bewitching sculptures taken from plastic and rubber material that he will by no means try to conceal at all.
Djinns and khaïmas connect and complement each other.
Erected as apparitions in the textile work sewn by Geza, the Djinns of Chérif reveal the savage and the visceral power of the mysterious forces of life. The Djinns embrace the wanderings, the appearances and the anger of the world. Their faces have no precise contours, they are souls.

That’s how Cherif and Geza just can’t help it. They transform everything they touch.

Martine Petrelluzzi, 2020

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